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Le dialogue avec l'association professionnelle : ce que vous demandez et ce que vous supposez

Une association professionnelle n'est pas une partie prenante comme un client ou un riverain. Elle représente un collectif, mais ce collectif s'exprime rarement d'une seule voix. Le conseil d'administration de l'association a une position, le bureau a un autre agenda, et les membres qui sont directement assis à table avec vous ont eux-mêmes des intérêts qui ne coïncident pas toujours avec la ligne officielle. Qui veut mener un dialogue structuré doit d'abord établir clairement avec qui il parle en réalité.

Ce que vous pensez savoir, et ce que vous supposez

De nombreuses organisations traitent l'association professionnelle comme un prolongement d'elles-mêmes : un canal pour partager des positions et former un front commun vis-à-vis de la politique ou des médias. Cela fonctionne tant que les intérêts sont alignés. Dès que ce n'est plus le cas, il apparaît souvent que la direction avait une image de la relation qui ne correspond pas à ce que l'association elle-même ressent. Cette différence se situe rarement dans de grands conflits. Elle se situe dans de petites choses : un engagement non suivi, une invitation refusée, un dossier dans lequel votre organisation a plus demandé que donné. Une telle différence, vous ne la découvrez pas en supposant qu'elle n'existe pas, mais en l'examinant. Cela touche à une question plus large développée sur cette page : pourquoi l'image de la direction diverge structurellement de celle des personnes avec qui elle traite.

Ce que vous voulez savoir d'une association professionnelle

Un dialogue structuré commence par un nombre limité de questions que vous posez de manière répétable, et non par un échange libre de points de vue. Les questions pertinentes sont notamment les suivantes : l'association perçoit-elle votre organisation comme un partenaire qui réfléchit avec elle sur des questions sectorielles générales, ou comme un partenaire qui impose surtout son propre agenda. Votre organisation respecte-t-elle ses engagements envers les initiatives communes, et si non, cela est-il remarqué. Y a-t-il une différence entre la manière dont le conseil d'administration de l'association parle de vous et la manière dont les entreprises membres individuelles le font. Votre organisation est-elle invitée aux discussions qui comptent réellement, ou est-elle tenue à distance dès que cela devient sensible.

Ces questions ressemblent aux questions que vous posez aussi à d'autres parties prenantes, mais le contexte diffère. Un collaborateur ou un client a une relation individuelle avec votre organisation ; une association professionnelle a une relation politique, dans laquelle la représentation et les rapports de force au sein du secteur entrent en jeu. Qui souhaite en savoir davantage à ce sujet pour d'autres groupes trouvera des points d'appui dans la manière dont vous déterminez ce que vous voulez savoir des collaborateurs et dans l'approche pour ce que vous voulez savoir des clients. La logique de l'interrogation est comparable ; le contenu des questions ne l'est pas.

Pourquoi le dialogue se déroule autrement que prévu

Les associations professionnelles sont prudentes dans leurs critiques envers des membres individuels, surtout les grands membres dont la cotisation ou l'autorité importe pour l'association elle-même. Cela signifie que le dialogue que vous menez se déroule souvent de manière plus courtoise que la réalité ne le justifie. Les signaux arrivent indirectement : via une remarque dans les couloirs, via une entreprise membre qui s'exprime elle librement, via l'absence d'une invitation. Qui ne prête attention qu'à ce qui se dit dans les échanges formels manque une grande partie du tableau.

C'est l'une des raisons pour lesquelles le petit engagement pèse plus lourd que le grand investissement. Une organisation qui finance un fonds sectoriel mais ne respecte pas un accord simple sur une communication commune perd plus de crédit qu'elle n'en gagne avec le fonds. Les associations professionnelles retiennent ce genre de choses, précisément parce qu'elles doivent gérer tant de parties à la fois. Un engagement non respecté est pour elles un fait concret, qui se raconte facilement. Un investissement est plus abstrait et s'oublie plus vite.

Ce schéma n'est pas propre aux associations professionnelles. Il se manifeste aussi dans les contacts avec les médias, où le même type de décalage apparaît entre ce qu'une organisation pense communiquer et ce qui arrive réellement. Ce qui manque dans les deux cas, c'est une méthode fixe pour suivre les engagements : qui a promis quoi, à qui, et cela a-t-il été respecté. Sans cette consignation, il ne reste qu'un sentiment vague que la relation est « bonne » ou « difficile », sans qu'il soit clair pourquoi.

Ce que ce dialogue n'apporte pas

Une interrogation structurée auprès d'une association professionnelle ne vous dit pas ce que le secteur pense réellement de votre organisation. Elle vous indique comment la différence se situe par rapport à ce que suppose votre propre direction, et elle consigne quels engagements ont été pris et s'ils ont été respectés. Ce qu'une partie prenante pense réellement, vous ne le savez que lorsqu'elle le dit elle-même, pas avant. Cela vaut pour une association professionnelle tout autant que pour les groupes traités dans les pages sur les riverains ou sur la mesure de la confiance sans la demander directement à ceux qui sont déjà positifs. Le résultat de ce type d'interrogations est une image mieux structurée de la différence, non un jugement sur ce qui est juste.

Pour qui c'est pertinent

Cette approche est destinée aux organisations où le dialogue avec les associations professionnelles est mené au niveau du conseil d'administration et où le résultat compte pour la réputation de l'organisation dans son ensemble. La Trust Baseline, y compris le suivi des engagements (commitment-tracker) qui suit les engagements pris envers des parties telles que les associations professionnelles, est encore en construction. Qui s'y intéresse peut s'inscrire sur la liste d'attente ; rien n'est proposé actuellement qui soit déjà prêt à l'emploi.

Une grande partie du travail lié à ce type d'interrogations, de l'élaboration de questionnaires au suivi d'un tracker d'engagements, consiste en tâches répétables. Qui veut savoir quelle part peut être reprise par l'IA et quelle part reste un travail humain peut le faire calculer avec le scan de travail de FTE TO AI, qui identifie tâche par tâche où l'automatisation s'applique et où elle ne s'applique pas.

Rachaelde assistent van de Trust Baseline

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