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Le dialogue avec les riverains : ce que vous pensez savoir et ce qui est réellement dit

Les riverains constituent le groupe de parties prenantes sur lequel la direction a souvent l'opinion la plus catégorique, tout en étant celui sur lequel on interroge le moins systématiquement en interne. Un gestionnaire de l'environnement a un ressenti de l'ambiance dans le quartier. Un directeur a une impression tirée d'une seule soirée d'information ou d'une plainte qui lui a été transmise. Ce ressenti est traité au sein de l'organisation comme représentatif, alors qu'il repose souvent sur un petit nombre de points de contact.

Pourquoi ce dialogue se déroule différemment de ce qui est attendu

Les riverains s'exprimment rarement dans les mêmes catégories qu'une organisation. Là où une entreprise parle de normes de bruit, de permis ou d'un processus de participation, les habitants parlent de sommeil, de poussière sur le rebord de fenêtre, du sentiment de n'avoir pas été entendus lors de la précédente extension, ou de l'incertitude quant à ce qui va encore arriver. Un dialogue structuré ne commence donc pas en présentant vos propres thèmes, mais avec des questions qui laissent de la place pour la catégorisation que les riverains utilisent eux-mêmes. Celui qui démarre avec une liste de sujets préremplie obtient des réponses qui s'insèrent parfaitement dans cette liste et manque ainsi précisément le signal qui n'y correspondait pas.

Une deuxième raison pour laquelle le dialogue se déroule différemment : les riverains qui se manifestent ne sont pas automatiquement représentatifs des riverains qui restent silencieux. Un registre de plaintes montre surtout qui a pris la peine d'appeler ou d'écrire un e-mail. Celui qui est satisfait ou indifférent laisse rarement une trace. Une enquête qui se limite à parcourir les canaux de plaintes existants confond ainsi la voix la plus forte avec la voix moyenne.

Ce que vous voulez réellement savoir

La question centrale n'est pas de savoir si les riverains sont satisfaits. La question centrale est de savoir si l'image qui prévaut en interne concernant leur satisfaction, leurs préoccupations et leurs attentes correspond à ce qu'ils diraient eux-mêmes si on leur posait la question directement. Cette différence, entre l'image interne et le signal externe, est plus précieuse qu'un score en soi. Une organisation qui sait qu'elle se trompe peut ajuster. Une organisation qui pense voir juste alors que ce n'est pas le cas continue d'agir sur une hypothèse erronée et ne s'en aperçoit souvent que lorsque la confiance a déjà été affectée.

Il est en outre utile de distinguer les préoccupations relatives au présent, comme des nuisances actuelles, des préoccupations relatives à l'avenir, comme le doute sur le respect d'un engagement lors d'une phase ultérieure. Les deux appellent un type de dialogue différent et un type de suivi différent.

Comment poser la question

Structure ne signifie pas ici une enquête avec des catégories de réponses fixes. Cela signifie un ensemble fixe de questions qui laisse de la place à une réponse ouverte, répété selon un rythme qui ne dépend pas des incidents. Un dialogue qui n'a lieu qu'après une plainte ou une demande de permis mesure surtout la crise. Un dialogue qui revient périodiquement, même lorsque rien ne semble se passer, montre si une image est stable ou en train d'évoluer.

Une enquête utile distingue en outre ce qui est dit de ce qui a été promis auparavant. Ne pas honorer un petit engagement, comme un rappel dans un délai convenu ou une soirée d'information qui n'a pas lieu, coûte souvent plus de confiance que le non-respect d'un grand investissement qui n'avait jamais été formellement promis. Les riverains se souviennent rarement de l'ampleur d'une promesse, mais bien de savoir si elle a été tenue. C'est pourquoi le suivi des engagements concrets, indépendamment de la ligne générale de la politique, constitue un point d'attention à part.

Les limites de ce que l'on trouve ici

Cette page décrit comment un dialogue avec les riverains peut être structuré et quelle différence peut y être mesurée : la différence entre l'image interne et le signal venant de l'extérieur. Ce que les riverains pensent réellement n'est donc pas établi par ce biais. Vous ne le saurez que lorsqu'ils le diront eux-mêmes, dans leurs propres mots, à un moment prévu à cet effet. Un instrument qui met cette différence en évidence ne remplace pas ce dialogue ; il rend visible si le dialogue est nécessaire et où.

Les riverains ne sont d'ailleurs pas le seul groupe où cette différence se manifeste. Des schémas comparables se retrouvent dans le dialogue avec les collaborateurs sur ce qui se passe réellement en interne, dans la manière dont les communes et les provinces rendent compte des accords conclus, et dans la façon dont les organisations d'intérêt réagissent aux engagements qu'elles ont entendus précédemment. Dans tous les cas, il s'agit du même mécanisme sous-jacent : une image interne qui, sans le vouloir, est fondée sur un signal trop restreint ou trop sélectif.

L'organisation de ce type d'enquêtes périodiques, le suivi des engagements par projet et la reconnaissance de schémas à travers plusieurs dialogues prennent un temps souvent soustrait à d'autres tâches. Celui qui souhaite savoir quelle part de ce processus, de la collecte des signaux jusqu'au suivi d'un système de suivi des engagements, peut être soutenue par l'IA, peut le faire calculer par tâche avec le scan de travail de FTE TO AI.

Rachaelde assistent van de Trust Baseline

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